Solos de femmes – 10 avril 2021

Bulle de dialogue

Solos de femmes
10 avril 2021
20h30 – Complexe des Deux Ruisseaux – 8€ / 6€
Double plateau dans la continuité de la Journée internationale des Droits des femmes

Pode Ser
De et avec Leïla Ka
Pièce chorégraphique, tout public

Lorsqu’on regarde au loin, derrière soi, on prend la mesure de ce que l’on a traversé, de ce et ceux qui nous ont sculpté, des paroles qui nous ont construit, on compte ceux qui nous accompagné et puis on s’étonne. On s’étonne de tout ce que l’on a été, les rôles qu’on a joués, certains assignés et de ce qu’on aurait pu être, peut-être…

Une fille, une sœur, une élève, une conne, une vendeuse, une débutante, une femme, une timide, un profil, une voleuse, une meuf, la grosse, une blanche, une pro, une gestionnaire, une merde.
Et lorsqu’on regarde là, juste devant soi, on compte tous ceux que l’on est aujourd’hui, on liste ceux qu’on devrait être ou rêveraient d’être encore, ainsi que tous les personnages dans lesquels on est disséminé.
Et ça fait beaucoup.

 

Danseuse et combattante

Pode Ser est un solo percutant sur la difficulté d’être soi, sur les contradictions de l’être et des multiples identités qui se mêlent en nous. Jeune chorégraphe venue du hip-hop, Leïla Ka aborde la question des contradictions de l’être avec une force peu commune.
Au premier abord on pourrait se dire que l’image hip-hop ne correspond guère à cette silhouette gracile. Pourtant, décidée et tranchante, elle y va, rageuse, et la voilà au combat. Engagée, elle entre dans l’arène lumineuse, et boxe. Elle affronte son propre corps et Schubert prête son opus 100 à ce combat rageur et troublant.

Un instantané époustouflant de vérité, un uppercut d’émotion en seulement 15 minutes…

 

Crédits :

Chorégraphie, interprétation : Leila Ka
Lumières : Laurent Fallot
Premier prix Solo tanz theater, Allemagne ; Premier prix solo dance contest, Pologne ; Prix de la chorégraphie, festival Cortoindanca, Italie ; Prix du public soloduo, Allemagne, Prix du meilleur solo, soloduo, Allemagne.
Soutiens et coproductions : Espace Keraudy, La Becquée, Le flow, Iadu La vilette, Le Théâtre scène nationale, Micadanses

De la mort qui tue
Adèle Zouane
Récit – théâtre, dès 13 ans

Qui sera le premier ?
Alors qui ? Qui ? Qui sera le premier à mourir ?

N’ayez crainte, il ne s’agit pas d’une proposition, mais bel et bien d’un questionnement tout personnel qu’Adèle Zouane décortique sur scène pour et avec nous.
Car oui après tout, pourquoi ne parlerions-nous pas un petit peu de la mort ? Finalement, il en va ainsi, nous allons tous disparaître de ce monde qui continuera – paraît-il, à tourner sans nous. Mais comment est-ce qu’on va bien pouvoir s’en sortir avec cette histoire ?
On ne pourra pas justement.

Pendant une heure sans sortie de secours, Adèle Zouane nous interroge, nous soulève le cœur et, surtout, nous fait mourir de rire autour du plus macabre des thèmes : la mort. La comédienne défie la mort, danse avec elle, la chante, cherche à la jouer — en attendant de la trouver… Avec elle, sans détour, nous prenons enfin le temps d’y penser et de nous faire à l’idée une bonne fois (pour toutes ?). Quoiqu’il en soit, vous ne pouvez pas vous tromper de chemin : c’est droit devant vous.

Crédits :

De et par Adèle Zouane
Aides à l’écriture : Asja Nadja et Jérôme Rouger
Regards extérieurs : Leslie Bernard, Eric Didry, et Marien Tillet
Création lumière : Mathieu Marquis
Régie générale : Jaime Chao
Production Adèle Zouane – Collectif BAJOUR
Production déléguée CPPC Centre de Production des Paroles Contemporaines
Soutiens : Théâtre des Sources – Fontenay-aux-Roses (92), l’Aire Libre –Saint-Jacques-de-la-Lande (35), Festival Mythos – Rennes Métropole (35)